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Beachshoot

La legerté, le glamour des Diva d’Hollywood.

Vidéoclip, reportage de mode ou flashbacks? qui sont ces jeunes gens sur la plage? 
Stefanie Schneider n’a pas pour habitude de livrer plus d’information. La pause des modèles, les prises de vue, floues, surexposées positionnent le spectateur au coté de la caméra. De cette proximité naitra une certaine curisosité sur l’avant et l’après, sur la propre experience du regardeur face aux images que l’industrie du film americain a imprimmé dans nos mémoires.

la référence au film américain n’est pas anodine. Les motifs et la technique empreintés font tous pour nous remettre

dans l’ambiance. Chaque photographies est une image fixe, un scintillement tiré d’une séquence cinématographique,

reminiscence du rêve américain. La narration, détachée, décousue, tisse habilement une réaliaté collective avec des

compositions propres. On succombe à la tentation du cinéma et ne détecte qu’au deuxième coup d’oeil que les apparences

peuvent être trompeuses.

Les modèles des photographies de Stefanie Schneider sont jeunes, beaux et belles d’une manière obsédante.

L’ atmosphère est pleine de vie. L’ émotion forte que les images dégagent les éloignent de la photographie publicitaire, imitant seulement l’attrayante stratégie promotionnelle, pour mieux attirer, à un moment, l’oeil du spectateur du côté de l’inattendu.

Qui sont ces filles en bikini? Que veulent dire ces scènes bizarres, lointaines, nostalgiques si ce n’est que la propagation d’un flux lent d’un loisir captivant qui enchante et attire. L’utilisation ciblée d’accessoires, d’attributs symboliques détermine le sens de nos propres fantasmes.

Les photographies de Stefanie Schneider veulent toujours et encore raconter des histoires, mais aussi de sa perspective

spécifiquement européenne de l’Amérique. Un monde peuplé par ces jeunes gens fragiles, qui semblent ne jamais perdre l’éclat de la jeunesse et de la beauté. Si les oeuvres ont un aspect autobiographique, c’est parce que l’artiste se met habituellement elle et ses amis en scène devant la caméra.

 

 

Ironie du sort, les “productions” de Stefanie Schneider sont photographiées avec un appareil Polaroid. Ce médium, qui adhère généralement à la demande de l’immédiateté documentaire, est utilisé de manière paradoxale puisque les

lieux, les poses et déguisements sont recherchés et pensés à l’avance. L’artiste utilise uniquement du matériel Polaroid

expiré, et se laisse surprendre par ses substances chimiques périmés qui réagissent de façon imprévisible. Les coulures

vacillantes, des espaces de couleur aléatoirs s’adaptent comme une deuxième réalité sur les motifs et pose des

questions sur la validité de l’imagerie, les symboles et la pertinence de nos propres souvenirs. Ces prises de vues, en

apparence caricatures de l’image-amateur, suscitent l’impression d’authenticité, une l’authenticité qui nous fait trébucher encore une fois vers l’instant suivant.

 

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